Le blason


L’héraldique est la science qui étudie les armoiries (ou blasons) dont l’apparition en Europe occidentale date du milieu du XIIe siècle : le chevalier prend l’habitude de peindre son bouclier (l’écu), d’y ajouter un signe caractéristique (figure géométrique, végétal, animal). Dans la bataille ou le tournois, cela lui permet d’être identifié. D’abord réservées aux nobles, les armoiries deviennent héréditaires vers 1180, puis l’usage s’en répand chez les clercs, les roturiers, les communautés puis les communes. Le choix du blason est libre, à condition de ne pas usurper celui d’autrui.

► Les blasons les plus anciens sont les plus simples. Le décor du bouclier était peint ou fait de placages superposés. On distingue donc deux groupes de couleurs :

  • celui des « métaux » : jaune pour l’or, blanc pour l’argent.
  • celui des « couleurs » : le gueules (rouge), l’azur (bleu), le sinople (vert), le sable (noir), le pourpre (violet) et l’orangé.

► Une règle essentielle veut que les « métaux » et les « couleurs » soient alternativement superposés. Ainsi, sur un fond de couleur, les figures géométriques ou animal fabuleux, fleurs, etc… seront d’or ou d’argent. Il est interdit de juxtaposer ou superposer deux couleurs du même groupe (par exemple le rouge et le vert)

► Le blason de Payrin-Augmontel est le blason répertorié officiellement dans le grand Armorial général de France créé par l’Edit de novembre 1696 et confié à Charles d’Hozier. Il a été attribué d’office à la communauté d’Augmontel, qui a payé les droits correspondants. C’est louis XIV qui, pour renflouer les caisses du royaume, imposa des armoiries aux communautés contre perception d’une taxe au bureau installé dans chaque diocèse. Les communautés déclarèrent leurs blasons ou s’en virent attribuer un d’office si elles n’en possédaient pas ou refusaient de le déclarer. Le nombre d’armoiries déclarées par les communautés elles-mêmes fut de 34 seulement.

► Le blason est d’or, taillé nuagé de gueules, c’est à dire séparé en deux parties par une ligne ondulée à larges lobes. La ligne suit la diagonale de chef (haut) en pointe (bas), de la droite, senextre, à la gauche, dextre ( pour le spectateur). La partie comprenant le haut est d’or, celle comprenant le bas est rouge (gueules). Il est inscrit à l’Armorial général d’Hozier (BN) sous la référence A.O-m.page 721, n°231-C.page 2169. A désigne le bureau d’enregistrement d’Albi, O indique qu’il a été attribué d’office, ensuite sont donnés la page et le numéro du blason dans le volume manuscrit (m) et la page dans le volume colorié (C).

Parterre en forme de blason
Le blason en mosaïque sur le         parvis de la Mairie. On remarque  l’orthographe PEYRIN et AUMONTEL

 

 

 

 

 

 

                                         

 

► On retrouve le blason, interprété en fleurs rouges et jaunes, ou en sauge et œillets d’Inde, au carrefour de la route de Saint-Alby et en écusson de mosaïque au cadran solaire. Sur le parvis de la Mairie, un blason est incrusté dans le revêtement du sol.

► La commune a aussi un logo : les deux villages au pied de la montagne, le Thoré et à l’ouest le symbole de l’aérodrome et le soleil.