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Payrin-Augmontel
 
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Historique, des origines au XXI ème siècle

Histoire de la commune de Payrin-Augmontel (Pairin e Aut Montel)

- En 1789 : communauté d’Augmontel, sénéchaussée de Castres, diocèse de Castres.
Paroisses : Sainte-Madeleine à Augmontel, Saint-Michel à Payrin (situé sur une enclave dépendant de Boissezon). [1]

- 1790 : municipalité d’Augmontel, canton de Boissezon, district de Castres. [2]

- An X : commune d’Augmontel, canton de Mazamet (Boissezon ayant cessé d’être chef-lieu de canton), arrondissement de Castres.

- 1830, 20 mars : arrêté du préfet qui réunit la section de Payrin-Haut, enclave de Boissezon, à la commune d’Augmontel.

- 1835-1838 : projet de réunion de Caucalières-de-Castres et d’Augmontel sous le nom de Payrin.

- 1886 : la commune d’Augmontel reçoit la nouvelle appellation de " Payrin-Augmontel " par décret du 11 mai, qui transfère aussi le chef-lieu à Payrin où la maison communale est installée. [3] Cependant, Augmontel constituait encore jusqu’en 2003 une section, c’est-à-dire que, lors des élections municipales, ses habitants élisaient trois membres du Conseil Municipal comme représentants, les habitants de Payrin élisaient 16 membres.

- Située au nord de l’agglomération Mazamet-Aussillon, au pied de la Montagne Noire, la commune de Payrin-Augmontel s’étire sur près de 1300 hectares, de la plaine alluviale du Thoré jusqu’au hameau de La Pouzencarié aux portes du pays castrais. C’est une terre de contrastes où alternent collines, causse rocailleux, forêt et plaine et qui compte trois entités, Augmontel et, séparés de quelques kilomètres, Payrin et Rigautou. Rigautou offre la particularité d’être à cheval sur deux communes, Pont de l’Arn et Payrin-Augmontel ! Les axes RD 612 et RD 65 relient et traversent ces différents lieux.

La Pouzencarié


- La Pouzencarié, Le hameau paisible à la limite extrême de la commune, à proximité immédiate de Valdurenque, rassemble quelques maisons, fermes et granges autour de son patus (espace appartenant à l’ensemble des habitants du hameau) soigneusement entretenu par les riverains. Arbustes, pelouses, géraniums rehaussent la beauté simple du vieux puits et du calvaire.

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Augmontel

Augmontel, tout proche est bâti sur un ancien oppidum gaulois. Son histoire a été lié à celle de l’abbaye cistercienne d’Ardorel établie dans une combe du causse voisin. L’Abbé possédait la souveraineté d’Augmontel, il levait les dîmes, rendait justice haute et basse, organisait la défense en cas de troubles et tenait les registres d’état civil mais il n’exerçait pas le ministère, un vicaire, souvent un moine de l’abbaye, assurait les offices. Le plus ancien registre de la paroisse d’Augmontel date de 1676. Il comporte aussi des actes de naissance, de baptême, de mariage et de décès de Caucalières, Boissezon, Noailhac, Le Vintrou et le Rialet. En 1709, la paroisse d’Augmontel comptait cent " feux " (foyers). Les maisons de pierres blanches du pays, les noms de famille, les nombreux "Cousinié" gardent la tradition séculaire des fours à chaux. Le vieux puits de l’Arnaude envahi par les broussailles a été dégagé et restauré en 2004.

- Sur la place de La Capélanié, la petite église est dédiée à Sainte Madeleine.

- La MJC d’Augmontel a fêté en 2007 ses 60 ans. C’est la plus ancienne MJC du Tarn. Toujours très présente dans la vie du village, elle perpétue notamment le folklore local et régional à travers les danses, les chants, la musique et le théâtre occitan.

- Quittons le village pour emprunter les chemins qui s’enfoncent dans la forêt domaniale. L’ancien chemin du couvent, malheureusement interdit au public, car situé en zone militaire, mène sur le site de l’abbaye. Quelques pierres et pans de murs moussus envahis par la végétation, c’est tout ce qui demeure de la riche abbaye fondée en 1124.

Voici un texte écrit dans les années soixante par Cécile Cauquil (1907-1998), augmontéloise, institutrice à l’école d’Augmontel, écrivain auteur du Peigne d’Or.

- "Augmontel, terre de traditions et de contrastes, écartelée aux quatre horizons entre le Causse nu où éclatent les bombes, la forêt domaniale plantée de ses pins noirs dans le vallon secret où vécurent jadis les abbés cisterciens, et le moutonnement des collines herbeuses s’étendant vers le Nord, le Castrais, l’Albigeois... Vers le Sud, la barrière de la Montagne Noire ne laisse passer, par dessus ses épaules bleues, des rivages méditerranéens qu’elle nous cache, que le vent d’Autan, le terrible "vent marin" qui marque ici chaque domaine, comme chaque tempérament...

- Augmontel et sa colline, dans son vocable et dans sa terre, qui fut jadis un oppidum gaulois, avant de témoigner du passage des armées romaines, et qui, bien plus tard, connut l’intolérance et vit, tantôt le triomphe des huguenots et tantôt celui des Papistes, et dont les habitants, maintenant descendues à ses pieds, vivent toujours âprement dans leurs maisons blanches, bâties grossièrement de la pierre d’ici, jointoyée à la chaux produite nuit et jour dans leurs fours séculaires...

- Les "Cousinié" portant en occitan le nom de "Caoussinié" (cuiseurs de pierre à chaux) et les "Rouanet", fileurs et tisserands des toisons de brebis, pâturant chichement dans les immenses friches, ont fait souche ici, depuis les temps immémoriaux...

- Mais, alors que les rustiques fours à chaux étirent toujours leurs maigres panaches dans l’air acide de l’hiver, le "bis-tan-cla-quo" et le "bis-tan-flai-ro" des métiers à tisser familiaux, qui, de l’aube au soir tombé, rythmaient la vie de chacun, il y a moins d’un demi-siècle, s’est tu définitivement...

- Seulement, le Rouanet n’en a pas, pour autant, fini avec ses "rouanneries". Il ne lui reste plus qu’à aller les filer ou les tisser à l’usine la plus proche et ce n’est qu’à cette condition que le petit village continuera à subsister en dépit de la sécheresse de l’été et du maigre rapport de ses terres..."

En juin 1990, nous avons publié ce texte dans le journal municipal Dialogues. Cécile Cauquil y ajouta ce commentaire :

"Écrit il y a près de trente ans mais toujours valable à quelques détails près : moins d’âpreté dans la vie quotidienne, la journée y est plus sereine et, si le vent souffle toujours autant, le soleil sourit davantage sur les arbres plus fournis et les fleurs plus heureuses."

Payrin et Rigautou

- Payrin
Par la forêt et le causse nous atteignons Payrin. Né au pied du Nègre, village resté longtemps assez pauvre, à vocation agricole, Payrin a bénéficié de la Révolution Industrielle du XIXe siècle. Les moulins à grains, à huile, et foulons alimentés par la rivière Thoré devinrent alors des atouts essentiels. Le Moulin d’En Gau transformé en filature, [4]l’usine de la Condomine attirèrent alors une population ouvrière qui s’établit à Payrin et à Rigautou. A l’écart de ces transformations, Augmontel qui abritait la maison communale vit sa population stagner. En 1886, la mairie fut transférée à Payrin.


- Payrin et Rigautou gardent des ruelles, mas du boulanger, rue du foirail, rue de la fontaine où les maisons se serrent les une contre les autres, modestes mais toujours joliment fleuries. Pétunias, sauges, géraniums ornent les pas de portes et fenêtres.

- L’église de Payrin est dédiée à Saint-Michel. Le registre paroissial de 1676 indique que les sépultures de Payrin-Bas se faisaient au cimetière de l’église Saint-Michel et celles de Payrin-Haut au cimetière d’Augmontel.

- Payrin-Augmontel poursuit son développement avec des lotissements communaux et des lotissements privés. Sa population est stable mais on compte environ une vingtaine de constructions neuves par an. C’est un lieu de vie privilégié dans un environnement agréable et tranquille, à proximité immédiate des centres urbains économiques et culturels. Elle bénéficie d’avantages nombreux et appréciés, ensoleillement, habitat aéré et individuel, équipements récents, services et commerces nombreux et variés, clubs et associations dynamiques. Un petit coin de France ou il fait bon vivre !!

- Elle fait partie depuis janvier 2000 de la Communauté d’Agglomération Castres-Mazamet qui regroupe 16 communes, environ 80 000 habitants. Depuis 1999, elle appartient au territoire du Parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Tourisme

- Notre commune ne possède pas de monuments ni de musée ou d’animations remarquables. Cependant, elle possède aussi un potentiel touristique naturel :

    • Le Causse, remarquable par sa flore.
    • La Butte de La Madeleine, d’où la vue panoramique à 360° permet de découvrir plusieurs paysages très différents, ce qui en fait un but de visite prisé des étudiants géographes de Toulouse et Montpellier !
    • L’espace Lou Bruguet, en cours d’aménagement sur une ancienne gravière longeant le Thoré qui devrait permettre l’observation et la protection des milieux aquatiques, végétation, insectes, oiseaux...

- Il existe des hébergements de vacances sur la commune, gîtes et chambre d’hôtes qui sont bien fréquentés.

Consulter le site de l’Office de Tourisme de Mazamet

- Photos : La Pouzencarié, le puits d’Augmontel, Augmontel en 1938, éclairage de nuit avenue de la mairie, entrée fleurie à Payrin.

- Sources : Communes du Tarn. Conseil général, Archives départementales. 1990

[1La communauté d’habitants est l’ancêtre direct de la commune. C’est une collectivité affranchie de la tutelle seigneuriale ayant une personnalité morale, avec sceau et blason, gestion du patrimoine, gestion militaire, économique, police et rôle fiscal. c’est le compoix ( cadastre) qui permet de déterminer l’impôt foncier sur les terres roturières. Elle a à sa tête des consuls.

Les sénéchaussées étaient des tribunaux royaux. En 1789, il y avait 5 sénéchaussées sur le territoire qui allait devenir plus tard le Tarn.

Le diocèse est un territoire situé sous la juridiction d’un évêque, la paroisse est située sous la juridiction spirituelle d’un curé.

Le territoire de la communauté ne coïncidait pas toujours avec le territoire de la paroisse. Le nombre de paroisses était plus grand que le nombre de communautés.

[2Les communes créées par décret du 14 décembre 1789 sont totalement libres de tutelle seigneuriale et égales entre elles en droit et en devoir. En 1790, le Tarn compte 380 communes dont les limites et enclaves héritées des communautés sont parfois illogiques.

[3Il n’y a dans l’histoire du Tarn que trois véritables changements de chefs-lieux, Augmontel devenant Payrin-Augmontel en 1886, Lasclottes prenant le nom de La Sauzière-Saint-Jean et voyant son chef-lieu fixé à La Sauzière en 1903 et Saint-Sernin-lès-Mailhoc devenant en 1910 Cagnac, chef-lieu communal depuis 1906.

[4 En 1791 le pasteur Alba la Source fut élu député de l’Assemblée législative mais son mandat s’acheva le 31 octobre 1793, jour de son exécution sur l’échafaud. Il avait à peine trente ans et un grand talent d’orateur. Après son exécution, sa famille vint s’installer à Mazamet où l’industrie démarrait. C’est un membre de cette famille, Edouard Alba La Source qui acheta le Moulin Gau en 1875, déjà transformé en filature depuis 1850. Il y ajouta un atelier de tissage et d’apprêts. L’usine devint le plus gros établissement textile du mazamétain, avec dix ateliers sur deux hectares.

 

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